Un peu d’histoire

Des événements qui affectèrent le Sacré-Cœur d’Héliopolis

La première

Guerre mondiale

Dans la ville d’Héliopolis, il y avait des soldats du Commonwealth. Les élèves s’occupèrent des soldats blessés et les religieuses apportèrent une aide aux soldats. Une troupe australienne campait devant l’école. Les soldats pouvaient aller à la chapelle de l’école.
Les religieuses ne furent pas épargnées par la guerre. En 1916, la Mère Walburga Hammers, économe d’Héliopolis, dut quitter l’Egypte après y avoir passé douze ans – car elle était allemande, et l’Egypte était sous l’emprise des Anglais, ennemis des Allemands pendant la guerre. Mère Hammers et trois autres sœurs furent expulsées d’Egypte sans savoir où elles allaient. Elles débarquèrent en Italie. Entre 1916 et 1919, aucune religieuse ne put venir d’Europe à cause du danger de la guerre sous-marine dans la mer Méditerranée.
Malgré la Révolution de 1919, des religieuses recommencèrent à venir en Egypte jusqu’à la veille de la Deuxième Guerre mondiale.

La deuxième

Guerre mondiale

Durant la deuxième Guerre, la Mère du Ligon dès réussit à maintenir la paix dans la maison d’Héliopolis où les religieuses venaient de pays qui se faisaient la guerre. Mais le plus difficile pour elles était d’être totalement coupées de leurs pays d’origine et de leurs familles.

La guerre

de 1948-49

Peu d’années après la fin de la Deuxième Guerre, l’Egypte entra en guerre avec Israël. Cette guerre entraîna des difficultés dans la vie scolaire. De plus, le Sacré-Cœur, comme d’autres écoles religieuses, dut recevoir des réfugiés.

Les émeutes

et la Révolution de 1952

Le 26 janvier 1952, il y eut des émeutes et plusieurs incendies au Caire qui causèrent la fermeture des écoles. Même si Héliopolis n’en souffrit pas beaucoup, il fallut prendre congé jusqu’au 6 février. Quelques mois plus tard, un coup d’état devait tout changer en Egypte. Le Sacré-Cœur devait dorénavant enseigner plus d’arabe. Avec l’arabisation progressive, les religieuses, qui jusque-là sortaient peu, furent obligées de le faire plus souvent, soit pour apprendre l’arabe, soit pour assister à des réunions avec les autres établissements français vu l’instabilité de la situation.

La guerre

de 1967

Lors de la guerre du 5 juin 1967, les examens durent être interrompus. Le rôle des collèges se limita à distribuer des aliments et des vêtements au peuple. Les religieuses confectionnèrent des robes et des blouses de médecins à la demande du Croissant Rouge.

La guerre

de 1973

Les activités scolaires furent interrompues une fois encore avec la guerre du 6 octobre 1973. A Héliopolis, les religieuses, les anciennes et les mères d’élèves avaient fait un ouvroir ; les religieuses offraient leur aide dans les hôpitaux. Les religieuses étrangères étaient maintenant à nouveau acceptées ; Mère Esperanza Medina reçut même la nationalité égyptienne cette année-là.

Le séisme

de 1992

Le 12 octobre 1992, il secoua fortement le Caire. Il y eut des blessés et des sans-abri. Les élèves du Sacré-Cœur, en congé forcé, firent preuve de dévouement et de compassion ; elles offrirent leurs services aux sinistrés.

Révolution

de 2011

Le 25 janvier 2011 était un jour de congé officiel ; on ne pensait pas que le développement des évènements de ce jour-là mèneraient à la fermeture des écoles à peu près un mois. Depuis, la stabilité scolaire reste menacée. Les fréquentes manifestations et divers tumultes politiques obligent à renforcer la sécurité et parfois même à fermer l’école un ou deux jours.

Quelques dates

1956

Les pensionnats furent supprimés car avec la nouvelle mentalité, ce n’était pas facile de les maintenir. Le « salut au drapeau » fut introduit cette année-là.

1958

La révolution de 1952 apporta beaucoup de changements à l’Egypte, dont celui de la loi sur l’enseignement qui survint le 20 septembre 1958. Les programmes furent égyptianisés, mais jusqu’en 1962, le baccalauréat resta « franco-égyptien ».

1962

Premier voyage à Louxor et Assouan dans le but de faire connaître aux élèves les richesses de leur passé. En 1966, une trentaine d’élèves, quelques mamans, un professeur laïque, Mère Clare Warrilow et Mère Marguerite Marie de Viviers partaient pour découvrir l’Egypte antique. Il y avait tellement de monde dans les trains que les élèves en sortirent par les fenêtres. La Bégum Agha Khan les reçut à Assouan.

1958

Premier voyage à Beni Ebeid (Minia). Au mois d’août, Mère Esperanza Medina et Mère Maria Teresa Arbeloa accompagnaient sept élèves d’Héliopolis âgées de 16 et 17 ans pour travailler une semaine auprès des enfants et des familles de Haute-Egypte. Leur but était de partager un peu la vie des enfants de la Haute-Egypte, très loin du confort dont elles jouissaient chez elles.

1970

Premiers camps organisés en Haute-Egypte par Mère Rosario Méndez et Mère Maria Eduarda López Azpitarte dans le but de la formation sociale des élèves.

1974

Suppression du demi-pensionnat. Jusque-là et malgré la suppression du pensionnat en 1956, les élèves pouvaient prendre leurs repas au réfectoire de l’école. Cette pratique fut annulée en 1974.

2005

Le collège, en partenariat avec le Centre Culturel français, introduisit des cours de préparation au baccalauréat français. Les élèves ont le choix après la troisième préparatoire de continuer leurs études dans le système français.

Nombre des élèves du Sacré-Cœur d’Héliopolis

1911

13

élèves

1912

36

élèves

1913

75

élèves

Vers la fin des années 20: 90% des élèves étaient des Egyptiennes.
Vers la fin des années 30: 193 élèves.
Il y avait 7 Françaises, 5 Britanniques, 8 Italiennes, 2 Grecques, 55 Syriennes et 116 Egyptiennes (soit 60% de l’ensemble des élèves).

1972

791

élèves

1992

+1300

élèves

2003

1161

élèves

2012

1033

élèves

2015

1004

élèves

2020

918

élèves